La Grande Aventure...

... se dressait devant moi,
redoutable comme une
question posée par les Dieux :
sauras-tu faire de ton rêve une réalité?
(Bernard Moitessier - La longue route)

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Where is Pandorak ?

In Chipman Point (Vermont, USA), on Lake Champain.

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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 23:15

J-1

Hohe-Rams-156.jpg    "Dans un voyage, le plus long est d'arriver jusqu'à la porte" (Varron) 

Par fabrice - Publié dans : OCEAN
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 19:42


Hohe-Rams-002-copie-1.jpg
Mais alors, pas du tout. Ce mardi 26 février, je me réveille en pleine nuit et réalise que le départ est pour… dans 3 jours. Ca peut surprendre, mais les personnes qui me connaissent sont familières de mon éternelle ritournelle : « Euh… on est quel jour aujourd’hui ? ». En pilotage automatique depuis un bon moment, j’ai, comme à mon habitude, « oublié » les dates. Seulement voilà : j’ai toujours pas trouvé le temps de sortir le bateau de l’eau, de faire les travaux de chaudronnerie qui s’imposent, d’installer un sondeur, un guindeau, des toilettes, et une foule d’autres choses d’importance variable.





La sagesse serait de reporter le départ de deux bons mois. Sauf que la date du 29 février est fixée depuis un moment et surtout que Richard et Delphine me font la joie de venir nous accompagner pour le départ sur les canaux.Et puis cette date limite a quand même eu une vertu : le rythme des travaux a été boosté : des 7 mois de chantier, février fut de loin le mois le plus intense ; j’estime que le minimum syndical a été réalisé (gréement, moteur, isolation, électricité, plomberie) mais la liste est encore longue.

Hohe-Rams-005.jpg Hohe-Rams-085.jpg Alors ? Un bon tiers de l’espace de stockage du bateau est sacrifié aux outils embarqués et je me rassure avec la vague idée de « continuer en route »… « au soleil ».

 




Pourquoi tant de hâte ? Reporter une date inscrite comme « officielle » (dans mon crane) serait dangereux. Je ressens trop la fragilité d’un projet construit à la seule force d’une « vieille envie profonde », accompli en solo en un hiver, et dans laquelle toutes mes (maigres) économies ont été englouties. En deux mots, appelons ça la « peur de jamais décoller ». IMG_0537.JPG Hohe-Rams-087.jpg

Cale technique avant...

et après.









7 mois se sont écoulés depuis l’achat de Pandorak et je n’ai toujours pas eu le temps d’effectuer une seule sortie en mer, voire de passer une nuit à bord ou même de me faire un thé. Voilà la réalité du « bateau à retaper » : un puits sans fond dans lequel le temps ne se chiffre plus en heures de travail mais en années.

IMG_8127.JPG

Au début de tout projet de ce type, la sagesse serait de chiffrer avec minutie le budget et le temps de travail estimés, avant… de multiplier ces chiffres par deux.




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La méthode alternative, que j’applique, est de se fixer « LA » date, forcément stressante, à laquelle les amarres doivent impérativement être larguées. Une méthode qui a pour seul mérite de pousser à aller à l’Essentiel. Le reste est du bricolage – toujours plus inconfortable et compliqué- en cours de route. Mais la différence est là : on est en route.

 
Je suis récemment tombé sur un blog dont l’en-tête m’a laissé songeur : ça disait un truc comme : « blog d’un couple de retraités qui envisagent, d’ici 5 ans, de retaper un bateau de 15-17 m dans le but de faire un tour du monde ». Tout, dans ce « programme », relève à mes yeux du fantasme le plus viscéral : la démesure du bateau pour deux personnes âgées, la somme de travail et les fonds à engager, et le pompon : griller 5 années précieuses de sa retraite à gratter une coque trop grande au lieu de partir, immédiatement, sur du neuf, mais plus petit !

  IMG_8122.JPG Elly confectionne la literie

Hohe-Rams-058.jpg

Hohe-Rams-061-copie-1.jpg










Ellen teste le résultat...


Je réalise combien, dans l’inconscient des prétendants au grand départ de notre époque, prendre la mer ne peut être un choix simple et immédiat. Le confort exigé à bord, sous le prétexte souvent fallacieux de SECURITE, et pour lequel on est prêt à sacrifier des années de travail et d’argent, n’est qu’une façon inavouée de reculer devant l’obstacle. « Je peux pas partir cette année : le bateau est pas prêt (comprendre : le frigo est en panne…)». Je précise que je n’échappe pas à la règle mais que j’ai heureusement quatre alliés de taille :  
 

1)      Une vieille envie profonde (vingtaine d’années de rêve)

2)     
Un compte en banque à zéro (un point qui pousse plutôt à partir : je peux de toute façon rien payer de plus)

3)      L’expérience de Pandora et d’Unimak (pour lesquels j’ai naïvement cru qu’ils seraient les « bateaux de ma vie » et dans lesquels la somme d’énergie successivement engagée m’apparait aujourd’hui comme parfaitement surréaliste)

4)      Une prise de conscience aigüe que le temps suspend plus vraiment son vol, qu’il a plutôt tendance à me glisser de plus en plus entre les doigts, sentiment qui s’aiguise anormalement au fil des ans (la trentaine, dans 2 semaines, doit y être pour quelque chose, à moins qu’il ne s’agisse d’autre chose… ?)

Hohe-Rams-119-copie-2.jpg Hohe-Rams-110-copie-1.jpg
Xav  en plein effort au winch

Par fabrice - Publié dans : OCEAN
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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 08:30
IMG-1508.JPG

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Par fabrice - Publié dans : OCEAN
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 16:07

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DANS L'AVIATION, à partir d'un certain nombre d'heures de vol, on arrête de se demander combien de temps le coucou va pouvoir continuer à voler : on le remplace. Par prudence.

Partant de ce principe plein de sagesse (et vu qu’il est plus agréable de démâter avec une grue, au port, que par une méchante rafale au milieu de l’Atlantique), j’ai donc pris la coûteuse décision… de remplacer mon gréement courant et dormant. Et cela, malgré l’aspect impeccable des haubans et ridoirs, âgés de 14 ans. Démâtage, donc. 


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Sage précaution. Dès son premier coup d’œil aiguisé, le verdict de mon vieux gréeur est sans appel : si je veux pas finir avec un tube de 13m en alu quelque part dans le coin de la gueule, il me faut remplacer toutes les terminaisons « coudés » de mes haubans par un mode de fixation linéaire moins sujet à la rupture. Pour achever de me convaincre, il exhibe sa collection de fixation cassées… Ca va, ça va !

           La terminaison coupable



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     Fraisage des nouvelles fixations

Tant qu'à faire, j'en profite pour augmenter la taille du haubanage, qui passe de 6 à 7mm. Trop fort n'a jamais manqué...


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Anciens et nouveaux ridoirs          
J'assiste au sertissage de mes haubans

Au programme du mois de décembre : sortie de l'eau, chaudronnerie, moteur, isolation, literie, plomberie, électricité... comme disent si bien les hollandais "Koop een boot, werk je dood" : "Achète un bateau... tu travailleras jusqu'à ta mort" (Bon en hollandais, ça rime...).


Par fabrice - Publié dans : OCEAN
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